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martedì 16 maggio 2017
mercoledì 6 luglio 2016
Tonalestate 2016 new topic: "Un mundo sin mañana" - L'héritage"
«J’ai bien tiré sur Dolokhov parce que je me croyais offensé par lui. Et Louis XVI, ne l’a-t-on pas exécuté parce qu’on le considérait comme un criminel ? Un an plus tard, on a guillotiné ceux qui l’avaient fait périr ; sans doute avait-on également des raisons pour cela. Qu’est-ce qui est mal, qu’est-ce qui est bien ? Que faut-il aimer, que faut-il haïr ? Pourquoi faut-il vivre, qu’est-ce que le moi ? » c’est ainsi que le très noble et maladroit Pierre s’interroge dans le roman Guerre et Paix, un chef d’œuvre, comme La Recherche du temps perdu, dont nous, les hommes, ne saurions être dignes si Tolstoï et Proust, ces deux génies peut-être très peu lus, ne nous en avaient rendus dignes.
Ces interrogations sont aussi celles qui se trouvent gravées dans l’âme des deux fiers paysans américains peints par Grant Wood en 1930, exemplaires de la force de persévérance et de la volonté de fondation propres aux pionniers et propres à quiconque ne se laisse leurrer ni par la bêtise, ni par l’inertie.
Ce sont également les interrogations contenues dans le thème ‒ l’héritage- que Tonalestate nous propose pour 2016 : que pouvons-nous laisser en héritage à nos enfants (et à leur tour, que pourront-ils transmettre à leurs enfants ?) si nous ne savons pas qui nous sommes et si nous ne savons pas de quelle nature est la graine qu’aujourd’hui, avec prudence ou avec légèreté, avec haine ou avec amour, nous sommes en train de semer, par notre vie même et par nos choix quotidiens ? Quel futur préparent pour nous ceux qui nous gouvernent et dont le visage nous est inconnu ? De même, à quel futur pensent leurs opposants lorsqu’ils les contestent, en utilisant les armes ou en diffusant des idées ? En 1974, Ali Primera, un révolutionnaire vénézuélien, chantait Un mundo sin mañana [Un monde sans lendemain] : des mots sans aucun doute très choquants, qui aujourd’hui, après plus de quarante ans, nous réveillent de notre mécontentement inquiet et inefficace.
Personne ne parvient vraiment à penser à un monde sans lendemain et pourtant tout nous porterait à y croire. Les guerres, lointaines ou voisines, la faim, la misère, la pauvreté, l’esclavage, l’exploitation, les injustices, les brimades, les abus, les affaires et les mauvais gouvernements : tout cela nous étonne malgré une répétitivité ancienne, rythmique, presque banale, cruelle. Impuissants face à tant de morts injustes, voici notre futur : seules quelques maisons/ de briques anciennes, écarlates/ et, rares, les chevelures/ des tamaris plus pâles/ d’heure en heure : souffreteuses créatures/ perdues dans l’effroi des visions.
Mais est-ce vraiment tout ? Dans sa saga sur la douleur, Ungaretti implore, d’une voix légère et délicate comme une dentelle de Bruges, la résurrection de l’ange du pauvre entre ces briques anciennes et l’horreur de ces visions. Qui est donc cet ange du pauvre ? Est-ce moi ? Est-ce toi ? Est-ce nous ? Qui peut transmuer en un cœur vibrant la pierre ardente sur laquelle nous marchons et sur laquelle opèrent les esprits obscurcis de ceux qui nous gouvernent ? Qui peut faire sortir d’eux et de nous la gentillesse qui survit dans l’âme ?
Avec ses invités, en présence de jeunes et d’adultes unis par une amitié visant à faire exister cette gentillesse, Tonalestate nous permettra, comme chaque année, de rencontrer plusieurs de ces anges du pauvre, tout en nous faisant réfléchir profondément sur ces questions initiales que chaque homme devrait poser et devrait se poser non pas à l’âge de cent ans, mais au premier lever de ce sourire de l’aube que nous appelons l’adolescence.
Le sujet de 2016 est donc inquiétant et généreux, important et vital. Tandis que nous y réfléchissons et nous y préparons, Tonalestate, par sa vocation internationale, nous invite tous à « feel the burn ».
Ces interrogations sont aussi celles qui se trouvent gravées dans l’âme des deux fiers paysans américains peints par Grant Wood en 1930, exemplaires de la force de persévérance et de la volonté de fondation propres aux pionniers et propres à quiconque ne se laisse leurrer ni par la bêtise, ni par l’inertie.
Ce sont également les interrogations contenues dans le thème ‒ l’héritage- que Tonalestate nous propose pour 2016 : que pouvons-nous laisser en héritage à nos enfants (et à leur tour, que pourront-ils transmettre à leurs enfants ?) si nous ne savons pas qui nous sommes et si nous ne savons pas de quelle nature est la graine qu’aujourd’hui, avec prudence ou avec légèreté, avec haine ou avec amour, nous sommes en train de semer, par notre vie même et par nos choix quotidiens ? Quel futur préparent pour nous ceux qui nous gouvernent et dont le visage nous est inconnu ? De même, à quel futur pensent leurs opposants lorsqu’ils les contestent, en utilisant les armes ou en diffusant des idées ? En 1974, Ali Primera, un révolutionnaire vénézuélien, chantait Un mundo sin mañana [Un monde sans lendemain] : des mots sans aucun doute très choquants, qui aujourd’hui, après plus de quarante ans, nous réveillent de notre mécontentement inquiet et inefficace.
Personne ne parvient vraiment à penser à un monde sans lendemain et pourtant tout nous porterait à y croire. Les guerres, lointaines ou voisines, la faim, la misère, la pauvreté, l’esclavage, l’exploitation, les injustices, les brimades, les abus, les affaires et les mauvais gouvernements : tout cela nous étonne malgré une répétitivité ancienne, rythmique, presque banale, cruelle. Impuissants face à tant de morts injustes, voici notre futur : seules quelques maisons/ de briques anciennes, écarlates/ et, rares, les chevelures/ des tamaris plus pâles/ d’heure en heure : souffreteuses créatures/ perdues dans l’effroi des visions.
Mais est-ce vraiment tout ? Dans sa saga sur la douleur, Ungaretti implore, d’une voix légère et délicate comme une dentelle de Bruges, la résurrection de l’ange du pauvre entre ces briques anciennes et l’horreur de ces visions. Qui est donc cet ange du pauvre ? Est-ce moi ? Est-ce toi ? Est-ce nous ? Qui peut transmuer en un cœur vibrant la pierre ardente sur laquelle nous marchons et sur laquelle opèrent les esprits obscurcis de ceux qui nous gouvernent ? Qui peut faire sortir d’eux et de nous la gentillesse qui survit dans l’âme ?
Avec ses invités, en présence de jeunes et d’adultes unis par une amitié visant à faire exister cette gentillesse, Tonalestate nous permettra, comme chaque année, de rencontrer plusieurs de ces anges du pauvre, tout en nous faisant réfléchir profondément sur ces questions initiales que chaque homme devrait poser et devrait se poser non pas à l’âge de cent ans, mais au premier lever de ce sourire de l’aube que nous appelons l’adolescence.
Le sujet de 2016 est donc inquiétant et généreux, important et vital. Tandis que nous y réfléchissons et nous y préparons, Tonalestate, par sa vocation internationale, nous invite tous à « feel the burn ».
Tonalestate 2016 new topic: "Un mundo sin mañana" - L'eredità
Queste sono anche le domande scritte nell’anima dei due fieri contadini americani, segno della forza di perseveranza e di volontà di fondazione propria dei pionieri – e propria di chiunque non si lasci illudere dalla stupidità o dall’inerzia – dipinti da Grant Wood nel 1930. E sono le domande scritte dentro il tema – l’eredità – che il Tonalestate ci propone per la sua edizione del 2016: che cosa possiamo lasciare in eredità ai nostri figli (e, a loro volta, questi, che cosa trasmetteranno ai loro figli), se non sappiamo chi siamo e non sappiamo di che natura è il seme che oggi, con prudenza o leggerezza, con odio o con amore, piantiamo con la nostra vita e le nostre scelte di tutti i giorni? Quale futuro ci preparano coloro che ci governano e dei quali ci è in realtà sconosciuto il volto? E quale futuro hanno in mente quelli che a loro si oppongono con le armi o con le idee?
Un mundo sin mañana (un mondo senza domani) cantava, nel 1974, un rivoluzionario venezuelano, Alí Primera: parole indubbiamente scioccanti le sue, che ci svegliano, oggi, dopo oltre quarant’anni, dal nostro inquieto e inefficace scontento. Nessuno riesce davvero a pensare a un mondo senza domani, eppure tutto porterebbe a farcelo credere. Le guerre, lontane o vicine, la fame, la miseria, la povertà, la schiavitù, lo sfruttamento, le ingiustizie, le angherie, gli abusi, gli affari e i malgoverni: tutto questo ci sorprende, pur nella sua antica, ritmica, quasi banale e crudele ripetitività. Resi impotenti di fronte a tante ingiuste morti, eccolo il futuro: poche case/di annosi mattoni, scarlatte,/e scarse capellature di tamerici pallide/più d’ora in ora; stente creature/perdute in un orrore di visioni.
Ma è proprio soltanto così? Con leggerissima delicata voce, simile a un merletto di Bruges, Ungaretti, nella sua saga sul dolore, domanda il risorgere, fra quegli annosi mattoni e quell’orrore di visioni, dell’angelo del povero. Chi è mai questo angelo del povero? Forse sei tu? Forse sono io? Forse siamo noi? Chi può tramutare in un cuore che vibra la nostra focosa pietra sulla quale camminano e operano le oscurate menti di chi ci governa? Chi può tirar fuori, in noi e in loro, la gentilezza superstite dell’anima?
Il Tonalestate, come ogni anno, con i suoi invitati e alla presenza di giovani e adulti uniti da un’amicizia che desidera essere ed è parte di questa gentilezza, ci farà incontrare più d’uno di questi angeli del povero, oltre a farci riflettere a fondo su quelle iniziali domande che ogni uomo dovrebbe porre e dovrebbe porsi, non certo a cent’anni, ma al primo sorgere di quel sorriso dell’alba che chiamiamo adolescenza.
Un tema, dunque, quello del 2016, inquietante e generoso, importante e vitale e, mentre vi riflettiamo e a esso ci prepariamo, il Tonalestate, nella sua internazionalità, invita tutti a “feel the burn”.
venerdì 11 marzo 2016
CUANDO LA FOTOGRAFÍA COBRA VIDA
Alejandro Matzar
Fotógrafo profesional guatemalteco
11/03/2016 | 6:30 PM
AULA D-14, DE LA UNIVERSIDAD
CENTROAMERICANA
"JOSÉ SIMEÓN CAÑAS" (UCA).
domenica 22 marzo 2015
sabato 21 marzo 2015
venerdì 20 febbraio 2015
domenica 15 febbraio 2015
domenica 11 gennaio 2015
martedì 25 novembre 2014
domenica 1 giugno 2014
martedì 20 maggio 2014
giovedì 20 marzo 2014
domenica 16 marzo 2014
mercoledì 8 gennaio 2014
giovedì 23 maggio 2013
lunedì 13 maggio 2013
mercoledì 9 gennaio 2013
martedì 18 dicembre 2012
domenica 16 dicembre 2012
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