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En 1973, les ouvriers et ouvrières de Lip, célèbre marque d’horlogerie de Besançon, refusent le démantèlement de l’entreprise et des licenciements. Dans l’usine occupée, ils et elles produisent et vendent des montres pour leur propre compte, donnant à leur lutte « autogestionnaire » un écho extraordinaire. Leur victoire est éphémère : un nouveau dépôt de bilan en 1976 inaugure un second conflit, long et douloureux.
Pendant deux journées, un colloque propose d’analyser comment des créateurs/trices, notamment cinéastes et vidéastes, ont perçu, accompagné et interprété cet événement majeur de l’histoire sociale et politique des années 1970.
Deux soirées restituent les conflits et leur relecture contemporaine en plongeant dans les images et les paroles de l’époque, commentées par des chercheurs/euses et des acteurs/trices du mouvement même ou mises en voix par des comédien/nes.mardi 12 novembre→ à partir de 12h
accueil et partie de jeu de Chomageopoly
en présence d’ancien/nes militant/es de Lip→ 14h ouverture du colloqueconférence introductive
Jalons pour une histoire sociale, politique et culturelle des conflits Lip (1973-1981)
par Frank Georgi, historien, maître de conférences à l’université Paris 1→ 15h > 15h40
PROJECTION
lip 1 : monique
Ce documentaire de la vidéaste Carole Roussopoulous tourné en 1973 donne la parole à une ouvrière, Monique Piton.→ 16h > 18h15
TABLE RONDE
C’est possible ! militer en images
Des témoignages d’acteurs/trices de l’époque permettent d'évoquer la rencontre entre ouvriers/ières et praticien/nes du cinéma ou de la vidéo et du théâtre militant.
avec Jean-Baptiste Aubertin, comédien ; Dominique Barbier, chef monteuse et réalisatrice ; Dominique Dubosc, cinéaste ; Anne Marie Martin, réalisatrice, ethnologue ; Luc Meyer, comédien ;
Monique Piton, ancienne militante de Lip
animée par Alain Carou, conservateur au département de l’Audiovisuel de la BNF→ 19h > 21h30
projections commentées
du côté de chez lip
Des projections d’extraits de films de l’époque, dont des images inédites, sont commentées par un historien et des militant/es des conflits Lip et restituent le climat des luttes.avec Frank Georgi, historien ; Jacky Burtz, Fatima Demougeot, François Laurent et Monique Piton, ancien/nes militant/es de Lip ; Claude Neuschwander, pdg de Lip de 1974 à 1976
animé par Tangui Perron, historien, chargé du patrimoine à Périphériemercredi 13 novembre→ 10h > 12h30
conférences
Une série d’interventions, ponctuées de projections d’extraits de films et d'enregistrements sonores, amorce l’analyse du traitement des conflits Lip par les expressions artistiques et médiatiques.animée par Bérénice Hamidi, maîtresse de conférences en arts de la scène à l’université Lyon 2Une préfiguration des radios libres : «Radio Lip»
par Thierry Lefebvre, maître de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’université Paris DiderotÀ rebours et à tâtons : la représentation des luttes dans Les Yeux rouges de Dominique Féret par Armelle Talbot, maîtresse
de conférences en études théâtrales à l’université Paris DiderotLe conflit Lip comme matière à fiction ? L’Été des Lip (Dominique Ladoge, 2012)
par Sébastien Layerle, maître de conférences en cinéma et audiovisuel à l’université Paris 3« Puisqu’on vous dit que c’est possible », représenter le monde dans un contexte de lutte, de Lip à la Place Tahrir
par Stéphanie Jamet-Chavigny, chercheuse, professeure en histoire de l’art à l’Institut Supérieur des Beaux-Arts de Besançon / Franche-Comté (ISBA) ; Matthieu Laurette, artiste, professeur Art / Multimédia à l’ ISBA; Philippe Terrier-Hermann, artiste, cinéaste et professeur à l’ISBA et à La Cambre à Bruxelles ; avec la participation d’étudiant/es de l’ISBA→ 14h > 16h
table ronde
Lip vivra : relectures contemporaines
Cette table ronde analyse la relecture des conflits Lip par les cinéastes et dramaturges d’aujourd’hui et leurs échos dans d’autres luttes de l’époque ou contemporaines.avec Julien Bouffier, metteur en scène ; Fatima Demougeot, ancienne militante de Lip ; Thomas Faverjon, cinéaste et chef opérateur ; Laurent Kondratuk, ingénieur de recherche à l’université de Franche-Comté ; Christian Rouaud, cinéaste
animée par Hélène Fleckinger, maîtresse de conférences en cinéma à l’université Paris 8→ 16h30 > 18h30
table ronde
Réappropriations militantes : hier et aujourd'hui
Les réappropriations militantes, en particulier autour de la place et de la parole des femmes, mettent en perspective les combats des ouvriers et ouvrières de Lip.avec Christophe Cordier, chef opérateur et cinéaste ; Hélène Franco, magistrate syndicaliste ; Corinne Mélis, sociologue et cinéaste ; Alain Nahum, cinéaste ; Mariana Otero, cinéaste ; Jean-Pierre Thorn, cinéaste
animée par Xavier Vigna, maître de conférences en histoire contemporaine à l’université de Bourgogne→ 20h > 21h30
lectures-projections
« Militer, c’est aussi notre affaire »
Cette soirée restitue les paroles des acteurs/trices des conflits à travers des lectures d’extraits de textes, d'enregistrements sonores, de journaux, de tracts, de formes théâtrales… rythmées par des projections d’images, en se concentrant sur la question des femmes dans les luttes et au travail.avec les comédien/nes Odila Caminos, Claude Maurice et Nicolas Mourer et la collaboration de Julien Bouffier, metteur en scène, et de Christiane Passevant-Portis, réalisatriceexposition
Une exposition d’affiches, journaux, tracts, livres, photographies, objets fabriqués pendant les grèves (jeu Chomageopoly, cendriers, disques) ainsi que des projections de films accompagnent les propos du colloque.
Ce sera l’occasion d’accueillir l'exposition Lip, la force du collectif montée par le Master 2 « Droit de l’emploi et des relations sociales » et le CRJFC (université de Franche-Comté) et des photographies de Bernard Faille et de Christiane Passevant-Portis.
12 > 13 novembre
aux horaires d’ouverture de la Maisonmanifestation en entrée libre, réservation conseilléecomité d’organisation
Hélène Fleckinger, maîtresse de conférences en cinéma à l’université Paris 8 ; Catherine Roudé, chargée de mission au Labex Arts-H2H ;
en collaboration avec Alain Carou, conservateur au département de l’Audiovisuel de la BNForganisé dans le cadre du Mois du film documentaire et du programme de recherche « Cinéma / vidéo, art et politique en France depuis 1968 » par le Labex Arts-H2H avec l’université Paris 8 et la Bibliothèque nationale de France et par la Maison des métallosen partenariat avec les Archives françaises du film du CNC, l’Association Carole Roussopoulos, la Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, l’Institut national de l’audiovisuel, l’Institut supérieur des Beaux-Arts de Besançon / Franche-Comté, l’Institut Tribune Socialiste, le Labex CAP, la Maison du peuple et de la mémoire ouvrière de Besançon, Périphérie – Centre de création cinématographique, l’université Paris 1 (HiCSA), l’université Paris 3 (IRCAV) et l’université de Franche-Comté (CRJFC)www.maisondesmetallos.org
giovedì 31 ottobre 2013
Images des Lip : créations en luttes
La cupola e le colline
L'opera più scandalosa della storia dell'arte (costruita abbattendo la seconda chiesa mai costruita nella storia del cristianesimo, e la più sacra; pagata grazie alla vendita delle indulgenze, motivo scatenante dello scisma protestante) doveva quindi essere il più alto edificio di tutta Roma.
Per cui dai colli intorno alla valle del Tevere la cupola appare come un gigante fra i nani, solida e pesante, eppure sospesa su un terreno di morbido fango fluviale.
La cupola guarda i colli, è alla loro altezza; e i colli la guardano. E' il centro visivo della città, il suo palco.
mercoledì 30 ottobre 2013
Antoine, le poète public
Il est assis à son bureau, les
mains posées sur sa machine à écrire. Une passante s'arrête et lui
souffle un mot. Alors il se met à écrire. Antoine est poète public.
Il
écrit dans la rue des poèmes aux passants en instantané. Sur l'art, sur
l'amour, sur la tendresse, sur une huître, sur la pluie : c'est vous
qui choisissez le thème. Le reste, c'est dans sa tête. Pendant qu'il
écrit, vous êtes assis à ses côtés, et vous vous taisez. Le temps
s'arrête. Puis il vous remet un petit billet tapé à la machine et signé
de sa main. Durant quelques instants, vous avez été sa muse. Un pur
moment de poésie urbaine. Antoine Bérard, poète public
Généralement installé rue Rambuteau, en face du cinéma
de 16h à 20h, quand le temps est clément
http://www.mylittleparis.com/antoine-le-poete-public.html
martedì 29 ottobre 2013
Bronks Youth Theater, Bruxelles - Un progetto denso
Quando bisogna concentrare molte cose in poco spazio, ogni stanzetta deve acquisire la forma e la posizione giusta, per realizzare l'incastro migliore possibile. Spesso non si riesce a farlo mantenendo una certa qualità, ma in alcuni casi è proprio questa densità a dare la bellezza. Si creano doppie altezze, mille differenti soffitti e pavimenti, e ogni luogo è unico e diverso dagli altri.
Ecco un esempio: il Bronks Youth Theater di Bruxelles, progettato da Martin de Maeseneer, è il contrario del classico edificio-ospedale, in cui un corridoio lungo e dritto porta a cento stanze uguali.
lunedì 28 ottobre 2013
Die gelbe Tapete (Le papier peint jaune)
Die gelbe Tapete (Le papier peint jaune)
Da Charlotte Perkins Gilman
Regia di Katie Mitchell
Parigi, Ateliers Berthier - Festival
d’Automne 2013
Katie Mitchell, ormai nota
al pubblico europeo per le sue originali regie, dà nuovamente prova della sua
bravura trasferendo l’intimità e l’estraneità di una tappezzeria gialla, dalle
“fantasie irregolari e sgargianti, inclini a ogni peccato artistico” in un
sofisticato dispositivo scenico che scardina ogni divisione netta tra interiorità
e realtà esterna.
Attualizzando nella Berlino
di oggi le pagine di rovente denuncia di Charlotte Perkins Gilman, la regista trasforma
il giallo cenere – apparentemente
irrilevante – della carta da parati che decora la stanza in cui è reclusa Anna
nel perno della sua progressiva follia.
Charlotte Perkins Gilman,
in scena Anna, caduta in un’acuta depressione post partum, sarà obbligata dal
proprio medico-marito a rimanere chiusa nella propria camera da letto in
assoluto riposo, lontana da qualsiasi contatto col mondo, precipitando così in
un delirio solitario.
Così come in “La signorina
Julie” ad Avignone, la tecnologia è qui al centro della produzione e non un
semplice sfondo accessorio. Le telecamere seguono infatti la donna negli spazi
angusti della stanza in cui è confinata e amplificano la sua progressiva
alienazione.
Katie Mitchell moltiplica le
piste visive e forza i diversi piani di percezione e lettura della pièce. Non si
limita solamente all’installazione di un enorme schermo che, sovrastando gli
spazi della casa, proietta a grande scala il delirio di Anna, o
“all’incursione” indiscreta dei
cameraman nel perimetro interno ed esterno della scena, ma installa a vista una cabina di regia– in cui rumoristi,
tecnici del suono e montatore video operano in tempo reale – e una cabina in
cui Ursina Landi doppia, o meglio dà voce, al flusso di coscienza ininterrotto
e precipitato della donna, mentre a Judith Engel muta sono affidati in scena i suoi gesti, le sue azioni, le sue
emozioni. Corpo e voce vengono magistralmente dissociati.
Questo dispositivo
schizoide gioca sulla sovrapposizione e sulla simultaneità in verticale, in
orizzontale e trasversalmente tra la realtà oggettiva e quella percepita. Le
immagini proiettate sullo schermo si aggiungono infatti a quelle della scena,
offrendo angolature diverse, piani ravvicinati e moltiplicando lo sguardo dello
spettatore, se non addirittura sostituendolo, là dove questo non può arrivare.
Allo schermo inoltre è
affidato da una parte il compito di mostrarci a intermittenza, durante tutto il
corso dello spettacolo, scene amatoriali che riprendono Anna, Christoph e il
figlio Max in un idyllium post partum sempre più lontano e stridente.
Dall’altra parte macchine
ed espedienti cinematografici ci avvicinano sempre più alle allucinazioni della
protagonista. Grazie agli effetti di dissolvenza vediamo i fantasmi che abitano
la sua carta da parati. Una sorta di gigantografia di tutti i suoi fantasmi.
Eppure questa illusione
allucinatoria viene subito, quasi clinicamente, smontata. Lo spettatore vede
queste figure oniriche apparire e magicamente dissolversi tra le pareti ma allo stesso tempo assiste alla costruzione
di questa illusione ottica.
L’esibizione di tutti questi
dispositivi, dell’intera “officina scenica” anche se inizialmente sembrerebbe
mirare a interrompere la sospensione dell’incredulità, finisce invece per
confondere talmente i piani di costruzione della scena da proiettare la platea
nell’intimità di Anna, nel suo presente dilatato e schizoide.
La regista inglese ancora
una volta sa dar volto alla femminilità nelle sue sfumature più fragili e
inattese e rende così perentoria la frase finale di Anna che si dichiara ormai
libera da qualsiasi prigionia.
domenica 27 ottobre 2013
Luntane, 'cchiù luntane
Notte stellata sul Rodano, di Vincent Van Gogh, non è un paesaggio romantico nè un idillio sdolcinato, ma una scoperta: scoperta di ciò che non si vede ma di cui si sente la presenza; di ciò che permette a una cosa di essere bella, e che in alcuni momenti si fa più evidente.
Questa stessa cosa è anche ciò che spinge il pittore a dipingere: è la luce cchiù belle, che me fa ancore cantà.
Questa stessa cosa è anche ciò che spinge il pittore a dipingere: è la luce cchiù belle, che me fa ancore cantà.
Pe cantà sta chiarità
ncore me sente tremà!
Tutte stu ciele stellate,
tutte stu mare che me fa sugnà.
Ma pe’tte sole, pe’tte
esce dall’anima me,
mezz’a stu ciele, stu mare,
nu cantemente che nze po tenè.
Luntane, cchiù luntane
de li luntane stelle,
luce da luce cchiù belle
che me fa ancore cantà.
Marinà, s’ha da vugà
tra tutta sta chiarità,
cante la vele a lu vente,
nu cante granne che luntane và:
tu la si ddove vo’i’
st’aneme pe’ne’murì
bella paranze luntane
‘nghe sti suspire tu i’ da menì.
Luntane, cchiù luntane
de li luntane stelle,
luce da luce cchiù belle
che me fa ancore cantà.
sabato 26 ottobre 2013
venerdì 25 ottobre 2013
Disco labirinto - musica per sordomuti
Discolabirinto è l'ultimo singolo estratto dal fortunato album Microchip emozionale, secondo lavoro del gruppo torinese dei Subsonica pubblicato nel 2000. Alla canzone collaborano i Bluvertigo.
Il video di Discolabirinto è stato diretto da Luca Pastore ed è parte integrante della canzone: come spiegato nell'introduzione, il clip si propone di offrire una sorta di versione "visiva" della musica con un'interpretazione in Lingua dei Segni, fruibile anche dalle persone con handicap uditivi, cosicché il brano si trasforma in una sorta di esperimento musicale.
Il video di Discolabirinto è stato diretto da Luca Pastore ed è parte integrante della canzone: come spiegato nell'introduzione, il clip si propone di offrire una sorta di versione "visiva" della musica con un'interpretazione in Lingua dei Segni, fruibile anche dalle persone con handicap uditivi, cosicché il brano si trasforma in una sorta di esperimento musicale.
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