giovedì 31 ottobre 2013

Images des Lip : créations en luttes

  • En 1973, les ouvriers et ouvrières de Lip, célèbre marque d’horlogerie de Besançon, refusent le démantèlement de l’entreprise et des licenciements. Dans l’usine occupée, ils et elles produisent et vendent des montres pour leur propre compte, donnant à leur lutte « autogestionnaire » un écho extraordinaire. Leur victoire est éphémère : un nouveau dépôt de bilan en 1976 inaugure un second conflit, long et douloureux.
    Pendant deux journées, un colloque propose d’analyser comment des créateurs/trices, notamment cinéastes et vidéastes, ont perçu, accompagné et interprété cet événement majeur de l’histoire sociale et politique des années 1970.
    Deux soirées restituent les conflits et leur relecture contemporaine en plongeant dans les images et les paroles de l’époque, commentées par des chercheurs/euses et des acteurs/trices du mouvement même ou mises en voix par des comédien/nes.

    mardi 12 novembre
    → à partir de 12h
    accueil et partie de jeu de Chomageopoly
    en présence d’ancien/nes militant/es de Lip

    → 14h ouverture du colloque

    conférence introductive

    Jalons pour une histoire sociale, politique et culturelle des conflits Lip (1973-1981)

    par Frank Georgi, historien, maître de conférences à l’université Paris 1

    → 15h > 15h40

    PROJECTION

    lip 1 : monique

    Ce documentaire de la vidéaste Carole Roussopoulous tourné en 1973 donne la parole à une ouvrière, Monique Piton.

    → 16h > 18h15

    TABLE RONDE

    C’est possible ! militer en images

    Des témoignages d’acteurs/trices de l’époque permettent d'évoquer la rencontre entre ouvriers/ières et praticien/nes du cinéma ou de la vidéo et du théâtre militant.
    avec Jean-Baptiste Aubertin, comédien ; Dominique Barbier, chef monteuse et réalisatrice ; Dominique Dubosc, cinéaste ; Anne Marie Martin, réalisatrice, ethnologue ; Luc Meyer, comédien ;
    Monique Piton, ancienne militante de Lip
    animée par Alain Carou, conservateur au département de l’Audiovisuel de la BNF

    → 19h > 21h30

    projections commentées

    du côté de chez lip

    Des projections d’extraits de films de l’époque, dont des images inédites, sont commentées par un historien et des militant/es des conflits Lip et restituent le climat des luttes.
    avec Frank Georgi, historien ; Jacky Burtz, Fatima Demougeot, François Laurent et Monique Piton, ancien/nes militant/es de Lip ; Claude Neuschwander, pdg de Lip de 1974 à 1976
    animé par Tangui Perron, historien, chargé du patrimoine à Périphérie


    mercredi 13 novembre

    → 10h > 12h30

    conférences

    Une série d’interventions, ponctuées de projections d’extraits de films et d'enregistrements sonores, amorce l’analyse du traitement des conflits Lip par les expressions artistiques et médiatiques.
    animée par Bérénice Hamidi, maîtresse de conférences en arts de la scène à l’université Lyon 2
    Une préfiguration des radios libres : «Radio Lip»
    par Thierry Lefebvre, maître de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’université Paris Diderot
    À rebours et à tâtons : la représentation des luttes dans Les Yeux rouges de Dominique Féret par Armelle Talbot, maîtresse
    de conférences en études théâtrales à l’université Paris Diderot
    Le conflit Lip comme matière à fiction ? L’Été des Lip (Dominique Ladoge, 2012)
    par Sébastien Layerle, maître de conférences en cinéma et audiovisuel à l’université Paris 3
    « Puisqu’on vous dit que c’est possible », représenter le monde dans un contexte de lutte, de Lip à la Place Tahrir
    par Stéphanie Jamet-Chavigny, chercheuse, professeure en histoire de l’art à l’Institut Supérieur des Beaux-Arts de Besançon / Franche-Comté (ISBA) ; Matthieu Laurette, artiste, professeur Art / Multimédia à l’ ISBA; Philippe Terrier-Hermann, artiste, cinéaste et professeur à l’ISBA et à La Cambre à Bruxelles ; avec la participation d’étudiant/es de l’ISBA

    → 14h > 16h

    table ronde

    Lip vivra : relectures contemporaines

    Cette table ronde analyse la relecture des conflits Lip par les cinéastes et dramaturges d’aujourd’hui et leurs échos dans d’autres luttes de l’époque ou contemporaines.
    avec Julien Bouffier, metteur en scène ; Fatima Demougeot, ancienne militante de Lip ; Thomas Faverjon, cinéaste et chef opérateur ; Laurent Kondratuk, ingénieur de recherche à l’université de Franche-Comté ; Christian Rouaud, cinéaste
    animée par Hélène Fleckinger, maîtresse de conférences en cinéma à l’université Paris 8

    → 16h30 > 18h30

    table ronde

    Réappropriations militantes : hier et aujourd'hui

    Les réappropriations militantes, en particulier autour de la place et de la parole des femmes, mettent en perspective les combats des ouvriers et ouvrières de Lip.
    avec Christophe Cordier, chef opérateur et cinéaste ; Hélène Franco, magistrate syndicaliste ; Corinne Mélis, sociologue et cinéaste ; Alain Nahum, cinéaste ; Mariana Otero, cinéaste ; Jean-Pierre Thorn, cinéaste 
    animée par Xavier Vigna, maître de conférences en histoire contemporaine à l’université de Bourgogne

    → 20h > 21h30

    lectures-projections

    « Militer, c’est aussi notre affaire »

    Cette soirée restitue les paroles des acteurs/trices des conflits à travers des lectures d’extraits de textes, d'enregistrements sonores, de journaux, de tracts, de formes théâtrales… rythmées par des projections d’images, en se concentrant sur la question des femmes dans les luttes et au travail.
    avec les comédien/nes Odila Caminos, Claude Maurice et Nicolas Mourer et la collaboration de Julien Bouffier, metteur en scène, et de Christiane Passevant-Portis, réalisatrice

     

    exposition

    Une exposition d’affiches, journaux, tracts, livres, photographies, objets fabriqués pendant les grèves (jeu Chomageopoly, cendriers, disques) ainsi que des projections de films accompagnent les propos du colloque.
    Ce sera l’occasion d’accueillir l'exposition Lip, la force du collectif montée par le Master 2 « Droit de l’emploi et des relations sociales » et le CRJFC (université de Franche-Comté) et des photographies de Bernard Faille et de Christiane Passevant-Portis.
    12 > 13 novembre
    aux horaires d’ouverture de la Maison

    manifestation en entrée libre, réservation conseillée
     
    comité d’organisation
    Hélène Fleckinger, maîtresse de conférences en cinéma à l’université Paris 8 ; Catherine Roudé, chargée de mission au Labex Arts-H2H ;
    en collaboration avec Alain Carou, conservateur au département de l’Audiovisuel de la BNF

    organisé dans le cadre du Mois du film documentaire et du programme de recherche « Cinéma / vidéo, art et politique en France depuis 1968 » par le Labex Arts-H2H avec l’université Paris 8 et la Bibliothèque nationale de France et par la Maison des métallos

    en partenariat avec les Archives françaises du film du CNC, l’Association Carole Roussopoulos, la Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, l’Institut national de l’audiovisuel, l’Institut supérieur des Beaux-Arts de Besançon / Franche-Comté, l’Institut Tribune Socialiste, le Labex CAP, la Maison du peuple et de la mémoire ouvrière de Besançon, Périphérie – Centre de création cinématographique, l’université Paris 1 (HiCSA), l’université Paris 3 (IRCAV) et l’université de Franche-Comté (CRJFC)

    www.maisondesmetallos.org

La cupola e le colline

Se Roma fosse in pianura, e san Pietro fosse un santuario in cima a un'acropoli, vedremmo soltanto l'ennesima replica di Atene. Invece san Pietro è in basso e il resto della città è in alto.
L'opera più scandalosa della storia dell'arte (costruita abbattendo la seconda chiesa mai costruita nella storia del cristianesimo, e la più sacra; pagata grazie alla vendita delle indulgenze, motivo scatenante dello scisma protestante) doveva quindi essere il più alto edificio di tutta Roma.
Per cui dai colli intorno alla valle del Tevere la cupola appare come un gigante fra i nani, solida e pesante, eppure sospesa su un terreno di morbido fango fluviale. 
La cupola guarda i colli, è alla loro altezza; e i colli la guardano. E' il centro visivo della città, il suo palco.

R.E.M. - ÜBerlin (Normal In ShoreditchTM Mix)


mercoledì 30 ottobre 2013

Antoine, le poète public


Il est assis à son bureau, les mains posées sur sa machine à écrire. Une passante s'arrête et lui souffle un mot. Alors il se met à écrire. Antoine est poète public.
Il écrit dans la rue des poèmes aux passants en instantané. Sur l'art, sur l'amour, sur la tendresse, sur une huître, sur la pluie : c'est vous qui choisissez le thème. Le reste, c'est dans sa tête. Pendant qu'il écrit, vous êtes assis à ses côtés, et vous vous taisez. Le temps s'arrête. Puis il vous remet un petit billet tapé à la machine et signé de sa main. Durant quelques instants, vous avez été sa muse. Un pur moment de poésie urbaine.

Antoine Bérard, poète public
Généralement installé rue Rambuteau, en face du cinéma
de 16h à 20h, quand le temps est clément



http://www.mylittleparis.com/antoine-le-poete-public.html

martedì 29 ottobre 2013

Sul tetto




Bronks Youth Theater, Bruxelles - Un progetto denso

Quando bisogna concentrare molte cose in poco spazio, ogni stanzetta deve acquisire la forma e la posizione giusta, per realizzare l'incastro migliore possibile. Spesso non si riesce a farlo mantenendo una certa qualità, ma in alcuni casi è proprio questa densità a dare la bellezza. Si creano doppie altezze, mille differenti soffitti e pavimenti, e ogni luogo è unico e diverso dagli altri.
Ecco un esempio: il Bronks Youth Theater di Bruxelles, progettato da Martin de Maeseneer, è il contrario del classico edificio-ospedale, in cui un corridoio lungo e dritto porta a cento stanze uguali.

lunedì 28 ottobre 2013

Die gelbe Tapete (Le papier peint jaune)



Die gelbe Tapete (Le papier peint jaune)
Da Charlotte Perkins Gilman
Regia di Katie Mitchell
Parigi, Ateliers Berthier - Festival  d’Automne 2013



Katie Mitchell, ormai nota al pubblico europeo per le sue originali regie, dà nuovamente prova della sua bravura trasferendo l’intimità e l’estraneità di una tappezzeria gialla, dalle “fantasie irregolari e sgargianti, inclini a ogni peccato artistico” in un sofisticato dispositivo scenico che scardina ogni divisione netta tra interiorità e realtà esterna.

Attualizzando nella Berlino di oggi le pagine di rovente denuncia di Charlotte Perkins Gilman, la regista trasforma il giallo cenere – apparentemente irrilevante – della carta da parati che decora la stanza in cui è reclusa Anna nel perno della sua progressiva follia.

Charlotte Perkins Gilman, in scena Anna, caduta in un’acuta depressione post partum, sarà obbligata dal proprio medico-marito a rimanere chiusa nella propria camera da letto in assoluto riposo, lontana da qualsiasi contatto col mondo, precipitando così in un delirio solitario.


Così come in “La signorina Julie” ad Avignone, la tecnologia è qui al centro della produzione e non un semplice sfondo accessorio. Le telecamere seguono infatti la donna negli spazi angusti della stanza in cui è confinata e amplificano la sua progressiva alienazione.

Katie Mitchell moltiplica le piste visive e forza i diversi piani di percezione e lettura della pièce. Non si limita solamente all’installazione di un enorme schermo che, sovrastando gli spazi della casa, proietta a grande scala il delirio di Anna, o “all’incursione” indiscreta dei cameraman nel perimetro interno ed esterno della scena, ma installa a vista una cabina di regia– in cui rumoristi, tecnici del suono e montatore video operano in tempo reale – e una cabina in cui Ursina Landi doppia, o meglio dà voce, al flusso di coscienza ininterrotto e precipitato della donna, mentre a Judith Engel muta sono affidati in scena i suoi gesti, le sue azioni, le sue emozioni. Corpo e voce vengono magistralmente dissociati.









Questo dispositivo schizoide gioca sulla sovrapposizione e sulla simultaneità in verticale, in orizzontale e trasversalmente tra la realtà oggettiva e quella percepita. Le immagini proiettate sullo schermo si aggiungono infatti a quelle della scena, offrendo angolature diverse, piani ravvicinati e moltiplicando lo sguardo dello spettatore, se non addirittura sostituendolo, là dove questo non può arrivare.

Allo schermo inoltre è affidato da una parte il compito di mostrarci a intermittenza, durante tutto il corso dello spettacolo, scene amatoriali che riprendono Anna, Christoph e il figlio Max in un idyllium post partum sempre più lontano e stridente.


Dall’altra parte macchine ed espedienti cinematografici ci avvicinano sempre più alle allucinazioni della protagonista. Grazie agli effetti di dissolvenza vediamo i fantasmi che abitano la sua carta da parati. Una sorta di gigantografia di tutti i suoi fantasmi.
Eppure questa illusione allucinatoria viene subito, quasi clinicamente, smontata. Lo spettatore vede queste figure oniriche apparire e magicamente dissolversi tra le pareti  ma allo stesso tempo assiste alla costruzione di questa illusione ottica.


L’esibizione di tutti questi dispositivi, dell’intera “officina scenica” anche se inizialmente sembrerebbe mirare a interrompere la sospensione dell’incredulità, finisce invece per confondere talmente i piani di costruzione della scena da proiettare la platea nell’intimità di Anna, nel suo presente dilatato e schizoide.

La regista inglese ancora una volta sa dar volto alla femminilità nelle sue sfumature più fragili e inattese e rende così perentoria la frase finale di Anna che si dichiara ormai libera da qualsiasi prigionia.

New York City in HD


domenica 27 ottobre 2013

Luntane, 'cchiù luntane

Notte stellata sul Rodano, di Vincent Van Gogh, non è un paesaggio romantico nè un idillio sdolcinato, ma una scoperta: scoperta di ciò che non si vede ma di cui si sente la presenza; di ciò che permette a una cosa di essere bella, e che in alcuni momenti si fa più evidente.
Questa stessa cosa è anche ciò che spinge il pittore a dipingere: è la luce cchiù belle, che me fa ancore cantà.


Pe cantà sta chiarità
 ncore me sente tremà!
Tutte stu ciele stellate, 
tutte stu mare che me fa sugnà.

Ma pe’tte sole, pe’tte 
esce dall’anima me,
mezz’a stu ciele, stu mare,
nu cantemente che nze po tenè.


Luntane, cchiù luntane
de li luntane stelle,
luce da luce cchiù belle
che me fa ancore cantà.


Marinà, s’ha da vugà 
tra tutta sta chiarità,
cante la vele a lu vente, 
nu cante granne che luntane và:

tu la si ddove vo’i’ 
st’aneme pe’ne’murì
bella paranze luntane 
‘nghe sti suspire tu i’ da menì.

Luntane, cchiù luntane

de li luntane stelle,
luce da luce cchiù belle
che me fa ancore cantà.

venerdì 25 ottobre 2013

Disco labirinto - musica per sordomuti

Discolabirinto è l'ultimo singolo estratto dal fortunato album Microchip emozionale, secondo lavoro del gruppo torinese dei Subsonica pubblicato nel 2000. Alla canzone collaborano i Bluvertigo.

Il video di Discolabirinto è stato diretto da Luca Pastore ed è parte integrante della canzone: come spiegato nell'introduzione, il clip si propone di offrire una sorta di versione "visiva" della musica con un'interpretazione in Lingua dei Segni, fruibile anche dalle persone con handicap uditivi, cosicché il brano si trasforma in una sorta di esperimento musicale.

Campionare i fumetti: Samplerman comics by Yvang

"Yvan Guillo, aka Yvang, è un fumettista francese nato nel 1971. Ha cominciato pubblicando fumetti in varie fanzine fin dai primi anni ...